Exposition internationale , Palais de la Décourverte, 1937 - résumé de l'opuscule.

Ouvert par un avant-propos introductif de 5 pages signé par Jean Perrin, sous-secrétaire à la recherche scientifique, prix Nobel.

Suivent les noms d'Emile Borel, Henry Laugier, etc...comme présidents de section du Comité d'Organisation, choisis parmi les "personnalités les plus éminentes de la science française".

Des artistes, peintres et sculpteurs sont intervenus pour décorer les salles d'oeuvres de grandes dimensions dont les thèmes sont inspirés des grandes découvertes. Grâce aux crédits obtenus de la commission de répartition des commandes d'oeuvres d'art, présidée par Georges Huisman, Directeur général des Beaux-arts, également 1er responsable de l'exposition temporaire (jusqu'au 1er septembre) sur l'art et la science (avec René Huyghe, Jacques Lassaigne), présentée en salles A, B et C, consacrée à l'art ancien, la science anatomique et son influence sur la plastique, et l'art des 19ème et 20ème siècle (avec présentations scientifiques).
"Sur un pan coupé, 3 disques de glaces, mus mécaniquement par 3 boutons expliquent les combinaisons de couleurs. A l'intérieur de la salle, un appareil sphérique qu'on peut faire tourner permet de comprendre les lois de la couleur, de l'harmonie, des complémentaires, l'existence de la lumière noire, etc..."

Sont remerciés pour leur aide à l'exposition, Léonce Rosenberg, puis Mme Signac, Kahnweiler, Laugier, Georges Bernheim, Durand-Ruel, etc....

Les peintres qui ont contribué à ces décorations comptaient dans leur rangs : Aujame, Gromaire, Fernand Léger, Lhote, Lurçat et Charles Lapicque. Il est mentionné 4 oeuvres de Lapicque.

Elles se trouvent au RdC, en salle 22, dédiée aux phénomènes oscillants : "La musique", "Galilée", "Les ondes hertziennes" et "Les ultra-sons".

L'oeuvre primée, "La synthèse organique" est évoquée plus loin dans la publication. Elle prenait la forme d'une succession de noms de produits chimiques, organisés sous forme d'une sorte d'arbre généalogique.

Les toiles exposées au Palais de la Découverte en 1937.

Cinq oeuvres de Lapicque furent exposées à cette occasion. Quatre d'entre elles étaient dédiées aux phénomènes vibratoires et étaient exposées en salle 22. La cinquième, oeuvre imposante recouvrait un mur entier. Elle fut primée lors de l'ouverture du Palais. C'est le premier prix que reçut Charles Lapicque pour une de ses oeuvres.
La salle 22 est devenue la salle du Conseil et n'est plus ouverte au public. "La musique" y trône toujours. Les autres toiles ont connu des fortunes diverses.

La musique : toile moyenne représentant Mozart au clavecin (en fait une version faite pour la circonstance de la célèbre toile "Mozart au Clavecin").

Galilée : toile moyenne montrant Galilée s'étonnant devant la découverte de l'isochronisme des petites oscillations.

Les ondes hertziennes : grande toile panoramique décrivant l'épopée du Tchélouskine et le rôle que les ondes hertziennes ont joué dans le dénouement heureux de cette aventure. Montrée en 2008 lors d'une exposition sur les pôles.

Les ultrasons : Toile plus modeste mais dans le même esprit, relatant l'apport des ultrasons dans la détection des obstacles en mer.

La synthèse organique : Oeuvre gigantesque, occupant tout un pan de mur et montrant une succession de noms de produits chimiques, organisés sous forme d'une sorte d'arbre généalogique. Cette toile a été très abimée lors d'un bombardement en 1944. Ce qu'il en reste est conservé dans les réserves du Palais. Nous n'en avons qu'une photographie en noir et blanc.

Suivent les sculptures (6), dont celles de Laurens et Lipchitz. 

La salle 22 est maintenant devenue la salle du Conseil du Palais de la Découverte. Elle n'est plus ouverte au public. La toile "La musique" y est toujours accrochée.
La synthèse organique a été très abimée lors d'un bombardement en 1944. Ce qu'il en reste est conservé dans les réserves du Palais.
Les deux dernières toiles ont été égarées.