Ayant malheureusement raté l'inauguration de l'expo vendredi soir (le 6 mars), je me suis rattrapé en la visitant le lendemain en compagnie de Norbert Ducrot.

Tout d'abord, quelques mots sur ce magnifique musée de l'Hospice de St. Roch. On ne se doute pas en entrant dans Issoudun, que cette petite ville du centre de la France abrite un musée aussi intéressant, aussi bien du point de vue architectural que du point de vue du contenu. Si vous avez l'occasion de passer dans cette région de France, arrêtez-vous à Issoudun.

L'Hospice de St. Roch abrite une apothicairie de toute beauté ainsi que deux salles communes de soin, donnant sur une chapelle possédant deux sculptures absolument uniques, constituant l'arbre de Jessé.
La partie moderne du musée présente un patrimoine d'art premier très intéressant et, pour finir, une curiosité : une reconstitution du salon de l'appartement parisien de Léonor Fini.

Quelques photos prises lors de l'inauguration :

L'entrée du musée, qui donne immédiatement le ton avec cette magnifique manoeuvre de nuit.

                

Adossé à l'hospice de St. Roch, c'est la partie moderne du musée qui expose Lapicque, et tant mieux!
L'architecture particulièrement bien pensée apporte un éclairage magnifique aux toiles colorées de Lapicque, à la fois azimutal et latéral.

L'exposition en elle-même reprend une scénographie chronologique dans une circulation horlogique fort rassurante. Une grande salle est quant à elle réservée aux dessins, certains étant assez originaux.

Vous pourrez admirer quelques toiles très rarement montrées au public, comme par exemple ce Louis XIV que je n'avais jamais eu la chance d'admirer (à l'extrème droite de la photo ci-contre).

Vous y verrez par exemple ce "Jean de Commines" de 1950, témoin de la période "ossatures blanches" de Lapicque.

Et avant de partir, vous achèterez bien sûr, la magnifique monographie écrite par Philippe Bouchet, par ailleurs Commissaire de l'Exposition.